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Fred Mella et Les Compagnons de la chanson


Les marchands de bonheur


 

Par Edmond Sadaka 

Fred Mella a été  pendant quarante-deux ans le soliste des Compagnons de la Chanson. Avec ses huit camarades, il a formé l’un des ensembles vocaux les plus populaires de France. Depuis leur séparation en 1985, l’ex-soliste n’a jamais vraiment quitté le métier. Il poursuit aujourd’hui encore des récitals en solo (il était à l’affiche de l’Olympia en décembre 2008 et chante régulièrement à travers la Francophonie), avec de nouvelles chansons et les principales créations des Compagnons. En 2006, le parcours exceptionnel du groupe l’a poussé à écrire Mes maîtres enchanteurs (Flammarion), où il retrace leur histoire et rend hommage à ceux, nombreux et célèbres, qu’il a croisés sur le chemin du succès, de Piaf à Cocteau en passant par Brassens, Aznavour, Dali ou Ginger Rogers [voir Chorus 58, p. 67]. Une épopée sur laquelle Fred Mella revient aujourd’hui pour Chorus, dans sa maison d’un petit village des Yvelines, alors que vient de sortir un coffret des débuts des Compagnons de la Chanson.

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CHORUS : Les Compagnons ont mis un terme à leur parcours voilà près de vingt-cinq ans, mais vous-même avez continué. Pensiez-vous déjà à une carrière solo au moment de la séparation ?

FRED MELLA : Non, je n’envisageais pas de repartir sur les routes. J’avoue d’ailleurs avoir été de ceux qui avaient poussé à l’époque à cette séparation. Je venais de subir une opération chirurgicale après un problème cardiaque et j’avais besoin de repos. Il faut avouer que si la carrière de Compagnon était passionnante, elle était aussi épuisante avec en moyenne vingt-cinq spectacles par mois. Après quarante-deux ans de tournées à ce rythme, il n’y avait plus le même enthousiasme de nôtre côté, même si nous remplissions toujours les salles. Sans doute était-il plus sage alors de quitter le public avant que lui ne commence à vous quitter. Le départ des Frères Jacques [en 1981] a été déterminant dans notre décision. Lorsqu’ils ont annoncé qu’ils arrêtaient, nous nous sommes dit qu’il était peut-être temps pour nous d’en faire de même. Personnellement, je vous assure que j’étais très heureux à l’idée de pouvoir enfin prendre le temps de m’adonner à mes passions : la photo, la peinture, le golf...

– Mais tout cela n’aura pas suffi à décrocher vraiment.

– Au bout de trois ou quatre mois, je me suis mis en effet à tourner en rond, ici, à la maison, je commençais à déprimer un peu car la chanson me manquait. La peinture, la photo, le golf ne me suffisaient visiblement pas. Charles Aznavour, qui était à l’époque mon voisin (et qui est depuis de très longues années mon meilleur ami), venait souvent ici, on se voyait tout le temps. Un jour il m’a dit : « Fred, tu nous ennuies avec tes états d’âme, toi ton truc c’est de chanter. » Il m’a écrit ensuite une chanson, Les Copains. C’était un premier pas, qui m’a conduit à l’enregistrement d’un album quelques mois plus tard. Et puis il y a eu un épisode inattendu presque au même moment : j’étais allé écouter mon copain Gaston, de son vrai nom Michel Cassez [la dernière recrue des Compagnons en 1972], qui se produisait dans un grand théâtre de Lille. C’est un excellent saxophoniste, un jazzman de premier plan. À la fin du spectacle, le présentateur de la soirée m’appelle, me fait monter sur scène… et me fait promettre de revenir très bientôt chanter dans ce lieu !

–  Comment vous êtes-vous senti après ça ?

– Totalement démuni, car le pari était fou, presque insensé. Je ne savais pas comment il fallait que je procède pour réapparaître en public. On m’a alors orienté vers d’excellents musiciens, ceux d’Yves Montand. J’ai monté un tour de chant avec eux sans trop savoir où j’allais. Et le jour du concert venu, je me suis payé le plus grand trac de ma vie ! Quand je suis arrivé sur la scène de ce théâtre de Lille, au moment où l’on a annoncé mon nom, j’ai senti mon sang se vider complètement et je me suis dit que je n’allais pas y arriver. Mais, surprise, j’ai eu droit à la même réaction du public qu’au moment de l’entrée des Compagnons ! Au bout d’une ou deux chansons, j’étais totalement rassuré. Je devais faire un seul spectacle dans ce théâtre… et j’en ai fait trois ! C’était il y a quasiment vingt-cinq ans… Depuis je n’ai pas arrêté.
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– Il y a eu aussi l’Olympia récemment…

– C’est Aznavour, là encore, qui m’a poussé à faire cet Olympia en décembre dernier. Quand on me l’a proposé, j’ai dit non tout de suite. Avec les Compagnons nous avions fait cette salle à tant de reprises que je ne voulais pas y retourner tout seul. Je me disais d’ailleurs que le public ne viendrait pas assez nombreux. J’ai  fait part de mes doutes à Charles qui m’a dit : « Tu vas y aller, ça va marcher. » Il avait raison : la salle était pleine à craquer. René, mon frère, et Gaston – tous deux ex-Compagnons – sont venus faire un bœuf avec leurs instruments sur quelques titres. Un autre Compagnon, Gérard Sabbat, était présent aussi dans la salle. J’ai chanté essentiellement le répertoire des Compagnons et raconté quelques anecdotes sur les personnages croisés en quarante ans de carrière.

– Le chant lyrique vous a beaucoup influencé, dès le plus jeune âge.

– Au tout départ, je voulais devenir chanteur d’opéra. J’avoue que je n’avais pas beaucoup de considération pour la chanson. Je prenais des leçons de chant à l’opéra de Lyon. J’avais passé des auditions. Dès l’enfance j’ai été baigné dans cette ambiance : je suis issu d’une famille italienne, et mon père, peintre en bâtiment, était un fou d’opéra, il connaissait par cœur tous les grands airs d’opéra italien, français... Sa véritable vie à lui c’était la musique, il en écoutait au moins trois heures par jour. C’est lui qui m’a inculqué cette passion.
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– Comment avez-vous donc atterri chez les Compagnons  de la Chanson ?

– Un jour dans le petit théâtre d’Annonay, ma ville natale, près de Lyon, j’avais vu les Compagnons de la Musique, c’était une troupe chorale amateur. Ils  m’ont épaté par la perfection technique de leur prestation. C’était fabuleux. J’ai trouvé cela si beau que j’ai voulu aussitôt entrer dans la troupe. Nous étions en 1943. Les Compagnons de la Musique étaient à l’époque dirigés par un ancien maître de chapelle, Louis Liébard. Ils chantaient du folklore mais aussi du Bach, des chansons du Moyen-Âge. J’ai demandé à auditionner chez Liébard. En me recevant, il m’a simplement demandé de monter une gamme. Ça a marché, heureusement, et j’ai eu la chance assez vite de devenir le soliste du groupe.

– Combien étiez-vous à l’époque ?

– Les Compagnons de la Musique étaient nombreux. Il y avait une équipe de scène et une autre de réserve. En tout une cinquantaine de chanteurs et musiciens, dont trois filles. Nous nous produisions essentiellement sur les places publiques et dans les granges de la région lyonnaise. Liébard avait loué une maison  au-dessus  de Lyon, à Fourvière, dans laquelle il nous  faisait travailler la technique toute la journée, le chant, la danse, la pantomime. La formation reçue était extrêmement sévère et rigoureuse, même si nous étions amateurs. Liébard était un perfectionniste.

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 – Les Compagnons de la Musique ont rencontré Édith Piaf en 1944. Elle a joué un rôle fondamental dans votre carrière en chantant avec vous, plus tard, Les Trois Cloches. Que pensait-elle de votre répertoire de l’époque ?

– Piaf trouvait qu’il fallait sortir le plus vite possible de ce style folklorique. Elle insistait beaucoup pour que nous chantions des choses modernes, seule condition selon elle pour plaire à un public plus large. Un jour, elle est venue nous voir pour nous faire écouter une chanson appelée Les Trois Cloches, un titre écrit par un auteur suisse, Gilles, de son vrai nom Jean Villard. Elle nous a dit : « Vous devriez la chanter, elle vous va bien et elle va vous permettre de sortir de ce style ancien duquel vous restez prisonniers. » Nous n’étions pas convaincus du tout, et cette chanson nous avait laissé un peu froids. Devant notre réticence, elle nous a proposé de la chanter avec nous. Là, nous ne pouvions plus refuser... Vous connaissez la suite : grâce à ce duo avec Piaf, nous sommes devenus des vedettes du jour au lendemain. Les Compagnons de la Musique sont devenus Les Compagnons de la Chanson. Les Trois Cloches se sont vendues à plus d’un million d’exemplaires, et à trois millions en version anglaise. La chanson est même entrée au hit-parade américain sous le titre The Three Bells que nous demandait chaque fois Ed Sullivan, le dimanche soir à la télévision, dans Toast of the Town. Ça a été notre chanson fétiche pendant quarante ans, je la chante encore aujourd’hui.

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 – Le succès venant, comment ont évolué vos relations avec votre chef, le maître de chapelle Louis Liébard, celui des débuts ?

– Il nous a demandé de retourner à Lyon et de reprendre nos petites tournées, mais nous avions à ce moment-là une réelle envie de devenir professionnels. Il a donc fallu prendre la décision de le quitter. Les choses se sont assez mal passées, d’ailleurs, lorsque nous lui avons dit que nous voulions voler de nos propres ailes… C’est étrange : je l’ai revu, pour la première fois depuis toutes ces années, il y a trois ou quatre ans. Il m’a embrassé. Cette histoire avec Liébard me bouleverse encore aujourd’hui lorsque j’en parle. Cela dit, nous avons eu mille fois raison de prendre cette décision : une fois séparés de lui, nous nous sentions libres d’accepter des tournées plus importantes, à l’étranger notamment. Nous sommes ainsi partis avec Piaf aux États-Unis. Et notre première tournée américaine s’est très bien passée.

– Que proposiez-vous au public américain, qui ne comprenait sans doute pas un mot de vos chansons ?

– Aux États-Unis, il y avait beaucoup de mise en scène dans nos spectacles. Avec beaucoup de sketches. Nous chantions moitié en français moitié en anglais et quand on chantait en français on expliquait le thème de la chanson. Par la suite nous avons fait de même dans pratiquement tous les pays où nous nous sommes produits, en offrant au public une chanson dans sa langue. Nous avons donc chanté en anglais, en italien, en hébreu, en japonais, en allemand… entre autres ! C’était une sorte de politesse envers le public qui nous accueillait... Aux États-Unis, cela nous a permis de partir pour Miami en vue d’une tournée de cinq mois. Avant de nous produire l’année suivante à Hollywood.
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– À quoi sont dus, selon vous, la réussite et la longévité des Compagnons  de la Chanson ?

– Je crois que notre succès tenait autant à notre répertoire de base (Les Trois Cloches, Le Marchand de bonheur, Mes jeunes années, La Chanson de Lara…) qu’au fait que nous présentions un véritable spectacle plus qu’un simple tour de chant. La scène pour Les Compagnons a toujours été un stimulant. Nous utilisions des accessoires variés pour nos sketches et avions appris à jouer des instruments les plus divers : banjo, tambourin, piano, guitare, violon, triangle, castagnettes, trompe de chasse, hautbois, basson, accordéon, et j’en passe… Concernant la longévité du groupe, il faut savoir qu’il n’y avait aucun contrat écrit entre nous. C’était uniquement un contrat moral. Chacun avait son rôle dans l’équipe : mon frère René s’occupait des costumes de scène, Jean-Louis Jaubert était l’homme des relations publiques, notre attaché de presse. Gérard Sabbat s’occupait des éclairages et de la trésorerie, etc. Il y avait aussi une autre règle qui peut expliquer la longévité du groupe : Les Compagnons se voyaient rarement en dehors des tournées, on préservait chacun notre vie privée et c’était bien comme ça.

– Dans Mes maîtres enchanteurs, l’ouvrage que vous avez publié en 2006, vous revenez longuement sur cette épopée. Pourquoi avoir choisi ce titre ?

alt– J’ai trouvé que c’était un joli jeu de mots. J’ai voulu raconter non seulement l’aventure des Compagnons mais les rencontres innombrables qui m’ont marqué et qui m’ont donné envie de continuer ce métier. Durant ces quarante ans de carrière, j’ai eu la chance de croiser des êtres comme Brassens qui devint l’un de mes amis les plus proches ou comme Aznavour qui a été le plus grand fournisseur de chansons des Compagnons. Notez au passage que La Mamma, Que c’est triste Venise, Les Comédiens, toutes ces chansons avaient été écrites au départ pour nous, avant que Charles ne les chante lui-même. Dans ce livre je parle aussi, et entre autres, de Devos, Doisneau, Dali et de tant d’autres qui m’ont profondément marqué.

– Vous avez attendu vingt ans après la séparation des Compagnons pour réunir tous ces souvenirs…

– Au départ, je trouvais que le fait d’écrire une autobiographie pouvait paraître prétentieux. Mais finalement je me suis aperçu que j’avais envie de laisser un témoignage pour mes enfants, mes petits-enfants et mes amis. Je ne voulais surtout pas faire l’historique des Compagnons avec telle date, tel passage, etc. D’ailleurs, je n’ai aucune mémoire de dates. J’ai juste situé les principaux événements : les débuts des Compagnons à Lyon, mon enfance, le retour en France en provenance d’Italie – j’avais cinq ans et je ne parlais pas un mot de français 1. J’ai voulu essentiellement parler  des gens avec qui j’ai eu le temps de construire des relations fortes, vraies… À l’époque, on bâtissait des carrières lentement, mais elles duraient si elles s’étaient bien enracinées. Peut-être que ce récit peut servir, je l’espère en tous cas.

(Propos recueillis par Edmond Sadaka ; photos coll. Fred Mella/DR et Rancurel Photothèque pour la photo ci-après)

1. Sa mère étant tombée malade (pneumonie) peu après sa naissance à Annonay, la famille retourna en Italie pour qu’elle retrouve un climat plus favorable à son état de santé

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Quarante-deux ans de succès


Dès l’été 1946, le groupe a été composé de neuf membres. Paul Buissonneau et Jean Albert ne sont restés que quelques années, ainsi que Marc Herrand qui s’en est allé en 1952 et a eu un rôle déterminant au plan musical, se chargeant entre autres des premiers arrangements vocaux, dont ceux des Trois Cloches. La formation qui reste la plus connue du grand public comportait : Jo Frachon, né à Davézieux le 14 août 1919, décédé le 10 février 1992, basse • Guy Bourguignon, né à Tulle en 1920, décédé à Paris le 31 décembre 1969, basse • Jean Broussolle, né à Saint-Vallier le 2 février 1920, décédé le 28 avril 1984, baryton • Jean-Louis Jaubert, né à Mulhouse le 29 août 1920, basse • Hubert Lancelot, né à Lyon le 11 septembre 1923, décédé à Paris le 7 mars 1995, baryton • Fred Mella, né à Annonay le 10 mars 1924, ténor • Jean-Pierre Calvet, né à Orgon le 12 mars 1925, décédé 16 février 1989, ténor • René Mella, né à Annonay en 1926, ténor • Gérard Sabbat, né à Lyon en 1926, baryton.

Quelques dates-clés : 1943 : les Compagnons sont remarqués lors d’un concert à Lyon par le comédien Louis Seigner qui va les recommander à son amie Marie Bell. Celle-ci organise quelques mois plus tard à Paris, à la Comédie-Française, en mai 1944, une soirée de gala au profit des cheminots et demande aux Compagnons d’y participer. Ce sera l’occasion de la rencontre déterminante avec Édith Piaf. • 1946 : enregistrement des Trois Cloches avec Édith Piaf. • 1952 : arrivée d’une recrue à qui les Compagnons devront bon nombre de leurs tubes : Jean Broussolle qui a remplacé Marc Herrand ; excellent instrumentiste et compositeur, il sera aussi l’auteur ou l’arrangeur de quelque quatre-vingt-cinq des succès du groupe, adaptant notamment de nombreux refrains connus du moment, français et étrangers. • 1956 : autre arrivée marquante, celle de Jean-Pierre Calvet ; excellent musicien (guitare), il composera avec son compère Broussolle d’innombrables succès des Compagnons. • 1972 : arrivée de la dernière recrue des Compagnons : Michel Cassez, dit Gaston.

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La carrière des Compagnons est aussi une série ininterrompue de galas à travers le monde. En France, ils passent régulièrement à l’Olympia et à Bobino (où en 1966 ils restent trois mois à l’affiche). Ils parviennent dans les années 60 à résister aux vagues rock et yé-yé qui avaient englouti d’autres têtes d’affiche de l’époque. Les adieux définitifs à la scène ont eu lieu en mars 1985 au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne.

Quelques grands succès : Alors raconte, Au temps de Pierrot, Ce bonheur-là, Cheveux fous et lèvres roses, L’Arlequin de Tolède, Le jour où la pluie viendra, Doux c’est doux, Guitares et tambourins, Gondolier, Je reviens chez nous, Kalinka, Le Galérien, La Marmite, La Chanson de Lara, La Licorne, La Mamma, La Marie, Le Bleu de l’été, Le Marchand de bonheur, Bras dessus, bras dessous, Le Prisonnier de la tour, Le Temps des étudiants, Le Violon de tante Estelle, Les Cavaliers du ciel, Les Comédiens, Les Couleurs du temps, Mes jeunes années, Roméo, Vénus, Si tu vas à Rio, Si tous les gars du monde, Tom Dooley, Un Mexicain, Verte campagne...

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Discographie originale


Par Mauricette Hidalgo

 

 

Avant la sortie de leur premier album original, les Compagnons ont enregistré entre 1946 et 1956 près d’une trentaine de 78 tours (le 1er comprenant C’est merveilleux, avec Piaf, et Margotton s’en va-t-à l’eau, et le 2e, la même année, Les Trois Cloches, avec Piaf, et Perrine était servante). Ils ont enregistré ensuite une quarantaine de 45 tours repris pour la plupart sur des compilations 30 cm.


1956. Trop beau pour être vrai – Mon ami, mon ami – Chanson pour l’Auvergnat – J’ai promis à mon amour – Quand on s’a, quand on s’aime – Lettre à Virginie – Le violon de tante Estelle – Elle chante – Avec ce soleil. (25 cm Columbia FS 1056)

1956. Le Tour de chant des Compagnons de la Chanson, l’Olympia. Pauvre pêcheur – Le violon de tante Estelle – Alors, raconte – Les tourlourous – Sur ma vie – Le cirque – Je t’appartiens – Le roi Dagobert. (25 cm live, Columbia FS 1063)  

1957. Minnie Moustache. Ouverture (instr.) – Le petit âne gris – Berceuse à l’inconnue – Minnie Moustache – Avant de nous embarquer – La chanson du fouet – L’amour, c’est de l’or – Si tu veux – Le cœur en peine – Mariage indien – San Francisco. (25 cm Columbia FS 1067)  

1957. Si tous les gars du monde… Si tous les gars du monde – Reviens, Lisa – Moisson – Premier matin – C’était hier – Marianne – Sa jeunesse – Cindy – Pâques à la Trinité – Day O. (25 cm Columbia FS 1070)  

1958. Gondolier – Rose d’or –Ronde, ronde, ronde – La guerre en dentelles – Si tu vas à Rio – Sarah – Au Venezuela – Le jour où la pluie viendra – Un amour pleurait – Mélodie perdue. (25 cm Columbia FS 1078)  

1959. À travers le monde. Fais ta prière (Tom Dooley) – Carioca mon ami – Garde ça pour toi – Nick nack paddy whack – Dansons mon amour (Hava naguila) – Vénus – Guitare et tambourin – Quel mazzolin di fiori – Les gitans – Un monde entier. (25 cm Columbia FS 1084)  

1960. Le marchand de bonheur – Verte campagne – Ronde mexicaine – Nathalie s’en va – Qu’il fait bon vivre – Bras dessus, bras dessous – Allez savoir pourquoi – La guitare et la mer – C’est ça l’amore – L’arlequin de Tolède. (25 cm Columbia FS 1095)  

1962. Roméo – Marin – La marche des anges – La marmite – L’enfant de Bohême – Si tous les oiseaux – Navarone – La semaine – Le bleu de l’été – Notre concerto. (25 cm Columbia FS 1101)  

1964. La Mamma. La Mamma – Marie Joconde – Là où finit le ciel – Pour une pomme – Le poète pleurait – De ville en ville – Les aventuriers – Les roses rouges sont fanées – Ce jour viendra – La longue marche. (25 cm Polydor 45598)  

1964. Y a rien à faire – Entends ce message – Au printemps tu reviendras – Belle petite ville – Mets ton chapeau – Le chant de Mallory – Mon Espagnole – Que c’est triste Venise – Quelqu’un d’autre que toi. (25 cm Polydor 45607)  

1965. À l’Olympia. Mon Espagnole – Y a rien à faire – Au printemps tu reviendras – Gontran – Nitchevo ! Nitchevo ! – Des millions de soldats – La Costa Brava – Les souliers – Les Écossais. (30 cm live, Polydor 46163)  

1966. À Bobino. Le sous-marin vert – Surcouf – Le temps des étudiants – Le galérien – Les perruques – La chanson de Lara – Les jumelles de marine – Le prisonnier – Jour de fête en Louisiane – Les trois cloches. (30 cm live, CBS 62846)  

1967. Un violon sur le toit – Ciel clair, ciel gris – Swanee – C’est ma chanson – Hier un homme – John Suter – Bachianas brasileiras – Les vertes années – Maria souviens-toi – Le toit de ma maison – Lo tu e le rose – Sacrée Marlène. (30 cm CBS S 63091)  

1967. À la française. Sous le ciel de Paris – La valse des lilas – La mer – Ne me quitte pas – Et maintenant – Pigalle – Sous les ponts de Paris – Les feuilles mortes – J’attendrai – En écoutant mon cœur chanter – Que reste-t-il de nos amours. (30 cm CBS S 63156)  

1969. À Bobino, vol. 2. Comment va la vie – L’amour est bleu – Les épouvantails – Si j’avais des millions – Quand la mer monte – La licorne – Le clown et l’enfant triste – Le petit oiseau joli – Jérusalem en or – Ce bonheur-là. (30 cm CBS S 63494)  

1969. La petite Julie – Tzeinerlin – Comme le ruisseau – Amigo prends ta guitare – Un violon sur le toit – Tant que la neige tombe en Norvège – La complainte du partisan – Je reviens chez nous – Angelo – Chaque jour à la même heure – Les petits musiciens des marchés mexicains – Ne viens pas à Paris. (30 cm CBS S 63926)  

1970. Les Compagnons. Le cœur en fête – Germaine – L’étoile filante – La mélodie du bonheur (Do ré mi) – Notre monde est merveilleux – La raison de vivre – Jules Verne – L’homme qui se rappelle – La ritournelle de l’amour – Prends ta moustache – En écoutant mon cœur chanter. (30 cm CBS S 64245)  

1972. Au temps de Pierrot. Au temps de Pierrot – Dites-moi oui – La mer – C’est encore ici qu’on est le plus heureux – Ma terre – Merci Satchmo – J’aimerais bien apprendre au monde – Les petits cochons – Bobby McGee – La marche de Sacco et Vanzetti – Schwabadaba ding ding. (30 cm CBS S 64971)  

1973. Bleu les jours heureux. Bleu les jours heureux – Un jour ou l’autre – Parle plus bas – Le beau dimanche – Chante fort quand le cœur est triste – Il était une fois… la révolution – Viens, viens – Pluie d’été, soleil d’hiver – La chanson pour Anna – Tous les Pierrots – Que reste-t-il de nos amours ? (30 cm CBS S 65567)  

1973. À Bobino. Le chemin des écoliers – Mamaï – Avant l’aube – L’oncle Sébastien – Le vent d’un nouveau monde – La source de vie – Les tyroliens – L’histoire de l’homme orchestre. (30 cm Spot/Sonopresse ST 69610)  

1975 Welcome. Welcome l’ami – Monsieur Jean-Philippe – Les copains d’abord – Enfin j’ai ma maison – Le petit chemin – Julia – La mouche – Chicago sur Seine – Les couleurs du temps – Amusez-vous. (30 cm Spot/Sonopresse ST 69630) 

1977. Le bonheur. Le loup-garou – Camarade – Le bonheur est dans le pré – Poème – Doux c’est doux – Le grand serpent maigre – Le bonheur – Maria – Le petit roi Arthur Dupont – La gymnastique – Sur la mort d’une cousine de sept ans. (30 cm Philips 9120 260)  

1979. Chante-là ta chanson. Chante-là ta chanson – L’optimiste – Donne-moi le la – On se quitte – Doux c’est doux – Piano piano – On a déjà vu ça – Maintenant que la jeunesse – Dès qu’un enfant chante – Su canción. (30 cm Philips 9101 273)  

1983. Olympia 83 – Au revoir. Les comédiens – Doux c’est doux – Le clown et l’enfant triste – Angelo – La légende de Stenka Razine – La chorale – Mamaï – Au temps de Pierrot – L’homme orchestre / Pot-pourri des grands succès (Allez savoir pourquoi, Gondolier, Bras dessus, bras dessous, Vénus, Le marchand de bonheur, Verte campagne, Si tu vas à Rio) – Camarade – La mouche – La grande dame – Le temps des étudiants – Mes jeunes années – Je reviens chez nous – La chanson de Lara – Ce n’est pas un adieu. (2x30 cm live, Philips 812 693)

 

Fred Mella en solo :

1987. Le Cœur d’un homme. Je chante pour ceux qui s’aiment – L’Italie chante en moi – Les Copains – Le Cœur d’un homme – Fidélité – Mes jeunes années. (30 cm Mi Laur 90 001)  

1989. Mes fidélités. L’arc en ciel d’un quart d’heure – Les Copains – Mes jeunes années – C’est l’Italie qui chante en moi – La vie heureuse – Je chante pour ceux qui s’aiment – Les trois cloches – Ce fut un merveilleux temps – Mon Ave Maria – Ma fidélité – Frère, entends-tu ? (CD WH Prod/Carrère 96 642)  

1993. Les Grands Succès des Compagnons de la Chanson. Je reviens chez nous – Mes jeunes années – Qu’il fait bon vivre – Les trois cloches – Vénus – La chanson de Lara – Bras dessus, bras dessous – Le galérien – La marchand de bonheur – Le bleu de l’été – La licorne – Verte campagne – Ave Maria. (CD WH Prod/Polygram 191186 2)  

 

NB. EMI a sorti en 2007 une anthologie des Compagnons en 3 CD de 66 titres de 1946 à 1961, avec livret de 20 pages (coffret Platinum Collection 509995 116682 3), et Frémeaux et Associés vient de publier un coffret 2 CD de 36 titres de la période 1946-1958, avec livret de 24 pages (réf. FA 5249/Socadisc).